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Etre thérapeute aujourd'hui

Face à la déshumanisation et à la désertification du secteur de la médecine conventionnelle, les thérapies naturelles ont le vent en poupe et les offres de soins se multiplient : pratiques énergétiques, thérapie par les plantes, recommandations alimentaires, manipulations corporelles, soins par l'eau, approches spirituelles, ...

Cependant, cet essor répond à une aspiration plus profonde, celle de redonner du sens à notre vie, à notre relation au monde et aux épreuves que nous traversons. On parle d'éveil des consciences et de plus en plus de personnes se reconvertissent dans les soins dits de "bien-être" en proposant des "techniques thérapeutiques" répondant à cette évolution.

Mais comment s'y retrouver aujourd'hui ? Qui peut se dire thérapeute ? Qu'est-ce que ce terme couvre réellement ? Et qu'est-ce qui fait qu'une personne est un bon thérapeute ?

Pour répondre à ces questions, le plus juste semble pour commencer de revenir aux origines du mot lui-même. Vous trouverez sur internet de nombreuses pages retraçant ses premiers usages depuis l'antiquité. Ainsi, si l'on se réfère à Platon, le thérapeute est désigné comme l'homme qui prends soin du corps mais aussi comme le serviteur de la famille et de la cité, et comme le ministre des choses saintes et sacrées. On notera qu'au fil des siècles la médecine s’est progressivement différenciée de ce registre du sacré et du religieux, réduisant l'être humain a un assemblage de cellules, organes, tissus, régit par des processus de nature physico-chimiques et électriques. La pensée matérialiste a mené à une médecine de plus en plus spécialisée, proposant des solutions et traitements toujours plus complexes et artificiels. De nombreux experts évoquent aujourd'hui un risque important de déshumanisation du soin en médecine conventionnelle. On comprend ici combien il est important de revenir au sens profond du mot thérapeute : il est celui qui prend soin, sert et honore.

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Souvent employé à la place du terme psychothérapeute, le mot thérapeute a également perdu de son sens pour devenir une expression du langage courant réduite au sens de " soignant ". Le thérapeute est ainsi devenu " une personne qui soigne à l’aide d’une thérapie ". Mais là encore, quelle réduction !

Être thérapeute, ce n'est pas simplement proposer une " technique de retour à la santé ". Être thérapeute, c'est porter un message de vie. C'est rayonner la vie. Et cela implique une relation à la transcendance, au spirituel, à l'élévation de l'être, de l'âme, du corps et de l'esprit. 

Les Thérapeutes d’Alexandrie, tels que décrits par Philon (philosophe contemporain du Christ), étaient des hommes et des femmes ayant consacré leur existence à la quête de l’Être et la recherche de l’Essentiel, dans la solitude et le silence ainsi que dans l'étude des Textes sacrés. Du Silence naît la Parole et de la Connaissance jaillit la Conscience. 

Dans l'époque actuelle, le bruit et l'agitation, les sollicitations matérialistes, les peurs, les addictions, les énergies individualistes ont coupé nombre d'entre nous de cette quête du " Qui Je Suis ". Ainsi, aujourd'hui plus que jamais, les thérapeutes sont appelés à poursuivre le chemin d'ouverture spirituelle dans le dédale des blessures, épreuves, mémoires et traumatismes propre à chacun, pour reconnecter l'Etre à sa Source et développer tout son potentiel d'Amour.

Pour cela, nous avons à changer notre regard sur le monde, à réapprendre à voir au travers des apparences pour revenir en union avec la Source. Notre Être est multiple : Corps, Ame et Esprit. Et nous sommes invités au travers de notre existence à revenir à la conscience de cette globalité. Dans cette création, le corps est le Temple de l'Ame et nous nous devons d'en prendre soin car c’est grâce à lui que nous sommes en ce monde et que nous pouvons vivre une vie joyeuse et heureuse. Ainsi, une maladie qui s'installe est toujours le révélateur d'une dysharmonie. Elle nous appelle à prendre du temps pour revenir à notre être profond, à nos aspirations d'âme, à notre relation au monde et à nous même, ... S’aimer soi-même, se reconnecter à son être intérieur est le premier pas vers la paix et la guérison. C'est là que se trouve le chemin de la guérison. Être en thérapie, c'est suivre ce chemin d'évolution de conscience. C'est suivre un chemin spirituel.

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Vient une autre question. Qu'est-ce que la spiritualité ?

Nous portons tous en nous une énergie sacrée et nous sommes responsable de cette parcelle d'énergie divine qui nous anime et nous donne Vie. Cette énergie sacrée est comme une lampe présente en notre cœur. Si je prends soin de ma lampe intérieure, celle-ci reste allumée et peut rayonner autour de moi, vers mes proches, les êtres que j'aime, mais plus globalement elle peut éclairer et nourrir toute l'humanité et la vie sous toutes ses formes.

Avoir une spiritualité vivante, c'est être en union avec le divin. C'est un chemin de vie. En ce monde, les événements sont ce qu’ils sont, mais ce qu’on en fait dépend du sens que nous leur donnons. En apprenant à interpréter la Vie, en nous laissant pénétrer par la Conscience Divine qui anime le monde, en portant un regard d'Amour en nous et autour de nous, en œuvrant à la purification de nos modes de vie, de nos pensées, paroles et actions, nous avons le pouvoir de libérer, transmuter nos parts d'ombre et ainsi de changer le monde. En ce sens nous sommes cocréateurs du monde dans lequel nous vivons.

Notre âme nous pousse à suivre un chemin initiatique de transformations et d'évolution spirituelle. Les transformations s'opèrent lorsque nous prenons conscience de la dimension sacrée des rapports humains. Et cela se produit tout particulièrement lorsque nous nous libérons des charges émotionnelles accumulées par nos blessures de vie. Plus nous nous libérons du traumatisme de nos blessures et des émotions désagréables qui nous pèsent, plus nous progressons dans notre chemin d'ouverture de conscience. Nous pouvons alors être dans un accueil infini, total de l'autre, être dans une relation apaisée à l'autre et l'accueillir dans sa globalité. Ainsi, ce n'est pas l'accumulation des connaissances sur nos blessures qui nous fait progresser, avancer dans la conscience spirituelle mais c'est le travail que nous réalisons au quotidien pour nous libérer de nos chaines émotionnelles.

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L'objectif n'est pas de commencer à vivre heureux lorsque nous serons parfaits, mais de profiter de la vie et de rechercher le bonheur chaque jour qui se lève tout en travaillant à la guérison de nos blessures lorsque celles-ci se manifestent. Ainsi, ce qui fait un bon thérapeute, est le travail personnel qu'il a lui-même réalisé sur son chemin de vie.

" Pour changer le monde, il faut commencer par nous changer nous-mêmes " (Gandhi)

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